J’étais aux Petits Futiristes il y a presque 20 ans maintenant. J’en garde un doux souvenir devenu flou par l’effet du temps. Pourtant, je perçois encore certains éléments de mon enfance là-bas avec beaucoup de clarté. Je me souviens de l’emplacement des salles de classe, dans lesquelles nous étions divisés en groupe pour les différentes activités d’apprentissage. Je me souviens de l’organisation du jardin. À l’époque, je me repérais dans ce qui me paraissait être un immense labyrinthe en me servant des balançoires, des grands arbres et des divers jeux comme repères. Je me souviens aussi de la cantine, qui interrompait nos journées et qui symbolisait ce lieu où j’ai été réprimandé à plusieurs reprises pour ne pas avoir mangé mon repas. Mais surtout j’ai un souvenir assez précis des différents adultes qui encadraient ce monde d’enfants. Ces adultes, c’était les éducateurs, mais aussi les cuisinières, sans oublier les membres de l’administration. Je ressentais énormément de bienveillance de leur part et je me suis toujours senti à l’aise dans l’environnement qu’ils créaient, environnement où l’insouciance était possible et permise.